Sur la route de Madison
Francesca s'est offert un bonbon.
Un bonbon un peu acidulé. Quatre jours avec Clint Eastwood.
Il faut reconnaître qu'elle aurait pu tomber plus mal.
On nous présente volontiers Sur la route de Madison comme une des grandes histoires d'amour du cinéma.
Peut-être.
Mais quatre jours, c'est très pratique pour une grande histoire d'amour.
On n'a pas encore parlé du crédit de la maison, des chaussettes qui traînent, de la belle-mère, de celui qui doit sortir les poubelles ni de cette manière absolument insupportable qu'a l'autre de manger ses yaourts.
Roméo et Juliette avaient déjà compris le principe : pour rester mythique, mieux vaut ne pas trop faire durer.
Francesca retourne à sa vie.
Robert à ses photographies.
Et leur amour peut devenir immense.
Il n'aura jamais eu le temps de devenir ordinaire.
Ceci dit, j'ai beaucoup aimé, comme énormément d'autres, le film, les acteurs, la réalisation, la musique. Enfin tout.
Comme disait un magnifique film inconnu dont je vous parlerai un jour :
« L'amour, c'est gai, l'amour, c'est triste. »
